Notre histoire

Cette fin d’hiver et ce printemps 1994 resteront gravés dans l’histoire de l’ANPDF. Une histoire qui commença le jour où les Présidents de District d’Aquitaine, déjà réunis en association décidèrent d’inviter l’ensemble de leurs collègues de France pour mettre sur « pied » un organisme chargé de les rapprocher et les faire reconnaître.

Pour l’anecdote, il fut nécessaire de rédiger deux correspondances et les Présidents aquitains ont dû débattre pour finalement adresser la moins vindicative. Cette lettre conjointement signée par les huit Présidents aquitains invitait les Présidents de District de France à les rejoindre à Périgueux le 16 avril 1994. Une quarantaine de Présidents était présente, c’était encourageant.

N’oublions pas le contexte de l’époque, la douloureuse affaire de Furiani, l’élimination de l’équipe nationale pour la Coupe du Monde, la démission de Jean FOURNET-FAYARD.

A cette époque, les Districts étaient tenus à l’écart de toutes les tractations. Nous ne voulions plus rester de simples exécutants. Périgueux a été un tournant important dans la vie des instances fédérales. Il convenait de créer une association permettant d’être reconnu par la Fédération comme une force de proposition et pouvoir participer plus activement à la vie fédérale. Nous étions la base de l’édifice et avions des idées à émettre ; n’étions-nous pas les premiers à être confrontés aux problèmes des amateurs ? Nous étions en fait la première instance de proximité des clubs amateurs à la recherche d’un second souffle.

Il serait présomptueux de dire que cette évolution fut facile, mais l’Association allait jouer un rôle important dans l’histoire de la FFF. Les Présidents de District ne seraient plus de simples exécutants mais allaient pouvoir s’impliquer au-delà des Commissions Centrales.

Jean-Pierre ESCALETTES, alors Président de la Ligue de Football d’Aquitaine, a été un des premiers à se réjouir de la création de l’ANPDF, mais ses collègues n’étaient pas nombreux à partager son point de vue. Je suis persuadé qu’à l’Assemblée Générale de Nantes qui a suivi notre action, des interrogations préoccupantes ont meublé les conversations et cette Association était sur la sellette. Je pense que le Président SIMONET avait compris l’opportunité de cette Association et les 75 adhérents sur 103 Districts l’ont convaincu de sa force.

Aujourd’hui nous comptons 98 adhésions à l’ANPDF. C’est donc, après de multiples réunions, qu’il fut décidé le 16 avril 1994, au District de la Dordogne de créer l’ANPDF. L’Assemblée constitutive a été fixée au siège de la Fédération le 27 août 1994. Jean-Claude BRUNO, Président des Landes et votre serviteur, Président de la Dordogne, étions chargés d’animer cette première Assemblée Générale. Claude SIMONET se faisait un honneur d’y assister.

Jean-Claude BRUNO devenait le premier Président l’Association et j’en devenais le Secrétaire Général. L’ANPDF ainsi créée, le premier Comité Directeur s’est tenu à Aulnat dans le Puy-de-Dôme. Il fallait se structurer, faire des propositions et préparer l’avènement du CNFA. J’avais préparé le découpage de l’hexagone en 5 secteurs toujours d’actualité aujourd’hui. La force de l’ANPDF était évidente dès le départ et, à la création du CNFA, elle a permis d’avoir 5 Présidents au Conseil National Amateur, ce qui ne semblait pas évident au départ.

Les premiers impacts médiatiques passés, l’époque des « Barons » a laissé place à la raison. Mais force est de constater que la présence de l’ensemble des Présidents de District à l’Assemblée Fédérale est une des principales avancées de l’ANPDF. Les Présidents SIMONET et ESCALETTES en mesurèrent rapidement l’intérêt. D’autres acquis ont jalonné la vie de l’ANPDF depuis 10 ans et cela grâce à une poignée d’anciens qui n’ont pas hésité à « secouer le cocotier » comme s’amusait à le dire notre Président.

De ces valeureux anciens, hélas certains ont disparu, d’autres sont devenus honoraires et pour quelques-uns, ils poursuivent encore leur activité comme Président de District voire de Ligue. N’oublions pas ces précurseurs.

Voilà résumé les premiers pas de l’A.N.P.D.F.

Jean-Pierre GRELIER